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Rappel d'une viande sans marque pour salmonelle, preuve d'achat et remboursement

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 7 octobre 2026

Rédigé par Julien Mercier.

L'essentiel
  • Une fiche RappelConso publiée le 5 octobre 2026 signale le rappel volontaire, sans arrêté préfectoral, d'une araignée de porc marinée à l'ail des ours, sans marque, distribuée par E.LECLERC PAU TEMPO dans les Pyrénées-Atlantiques, pour une détection de Salmonella, et invite à ne plus consommer le produit et à le rapporter au point de vente, un remboursement étant indiqué.
  • Comme le produit est identifié par une période de fabrication et des dates limites de consommation plutôt que par une marque, la preuve d'achat (ticket, carte de fidélité, relevé bancaire) peut se faire par tout moyen, à notre lecture de l'article 1358 du Code civil, tandis que l'article 14 du règlement (CE) n° 178/2002 interdit à notre lecture de mettre sur le marché une denrée dangereuse.
  • Si le remboursement prévu par la fiche n'est pas obtenu, la garantie légale de conformité (articles L217-3, L217-5 et L217-8 du Code de la consommation) et, en cas de dommage corporel, la responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et 1245-16 du Code civil) sont des voies distinctes, après une réclamation écrite et, au besoin, le médiateur de la consommation (articles L612-1 et L612-2), sans garantie de résultat.

Le rappel publié le 5 octobre 2026, ce que dit la fiche officielle

En bref. RappelConso, le site officiel des rappels de produits, a publié le 5 octobre 2026 la fiche n° 23695 concernant une viande de porc marinée vendue sans marque dans un seul point de vente des Pyrénées-Atlantiques. Nous en reprenons les éléments, la fiche seule faisant foi.

Selon cette fiche (référence 2026-10-0024), le produit est une « araignée de porc marinée ail des ours », sans marque, identifiée par le code GTIN 0207228000000. Sa fabrication s'est déroulée du 25 septembre au 2 octobre 2026 et sa date limite de consommation se situe entre le 29 septembre et le 6 octobre 2026. La fiche indique une commercialisation du 25 septembre au 2 octobre 2026, le distributeur étant E.LECLERC PAU TEMPO et la zone géographique les Pyrénées-Atlantiques (64). Elle donne pour motif du rappel une « détection Salmonella » et pour risque encouru « Salmonella spp (agent responsable de la salmonellose) ». La conduite à tenir qu'elle mentionne est de ne plus consommer le produit, de ne plus l'utiliser et de le rapporter au point de vente, la modalité de compensation indiquée étant un remboursement. Elle présente enfin ce rappel comme volontaire, sans arrêté préfectoral.

La fiche ne précise ni le conditionnement, ni le rayon, ni l'adresse du magasin. Nous n'avons aucune information propre sur l'origine de la contamination, ni sur les circonstances de ce rappel, et nous n'en tirons aucune conclusion sur la responsabilité de l'enseigne ou de qui que ce soit. Une telle responsabilité ne peut résulter que de la décision d'une autorité ou d'un juge. À la date de rédaction, le 7 octobre 2026, la date limite de consommation la plus tardive indiquée par la fiche, le 6 octobre 2026, est dépassée. La fiche ne dit pas que ce dépassement modifie la conduite à tenir, et nous n'en tirons aucune conclusion. Elle peut être mise à jour, c'est pourquoi nous vous invitons à la relire directement sur RappelConso.

Le cadre général. À notre lecture du règlement (CE) n° 178/2002, l'article 14 interdit de mettre sur le marché une denrée alimentaire dangereuse, l'article 17 met à la charge des exploitants, à tous les stades de la production, de la transformation et de la distribution, le respect des exigences de la législation alimentaire, et l'article 19 organise le retrait, l'information des autorités et des consommateurs et, si nécessaire, le rappel. L'article L423-3 du Code de la consommation prévoit que les opérateurs qui rappellent des denrées alimentaires en font la déclaration sur un site internet dédié mis à la disposition du public par l'administration. Nous ne reprenons pas ici le détail de ce cadre, que notre article sur le rappel d'une salade de pâtes pour listeria présente plus largement, et nous nous concentrons sur la situation propre à une viande vendue sans marque.

Un produit sans marque, comment savoir si vous êtes concerné

En bref. Faute de marque, la fiche identifie le produit par son nom, sa période de fabrication, ses dates limites de consommation, un code GTIN et le point de vente. C'est à partir de ces éléments que vous pouvez comparer ce que vous avez acheté.

Ici, la fiche indique « sans marque » et donne une période de fabrication, sans numéro de lot. Pour savoir si votre achat est visé, vous pouvez comparer plusieurs éléments avec la fiche.

  • le nom du produit, « araignée de porc marinée ail des ours », tel qu'il figure sur la fiche ;
  • le lieu d'achat, qui doit être le magasin cité par la fiche, E.LECLERC PAU TEMPO, dans les Pyrénées-Atlantiques ;
  • la date d'achat, qui doit se situer dans la période de commercialisation indiquée, du 25 septembre au 2 octobre 2026 ;
  • la date limite de consommation que vous pouvez lire sur l'emballage, l'étiquette ou le ticket si elle y figure, qui doit se situer entre le 29 septembre et le 6 octobre 2026 ;
  • le code GTIN indiqué par la fiche, 0207228000000, si un document en votre possession en porte un. Nous ne savons pas si ce code figure sur ce que vous détenez.

Si votre achat ne correspond pas à ces éléments, par exemple parce qu'il a été fait dans un autre magasin ou en dehors de cette période, la fiche telle que nous l'avons lue ne le vise pas. Nous ne pouvons pas dire pour autant que d'autres produits ne sont pas concernés. En cas de doute, la fiche indique un numéro de contact du distributeur, que vous trouverez directement sur la fiche, et vous pouvez interroger le magasin. Nous ne reproduisons pas ce numéro.

La preuve d'achat, ce qu'il faut conserver ou reconstituer

En bref. Aucun texte lu pour cet article n'impose un justificatif précis pour obtenir le remboursement mentionné par la fiche. À notre lecture de l'article 1358 du Code civil, la preuve peut être apportée par tout moyen, ce qui permet de reconstituer un achat dont le ticket a été perdu.

Ce que dit le texte. L'article 1358 du Code civil prévoit que, hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen. Nous n'avons pas identifié de texte qui écarterait cette règle pour un achat alimentaire de faible montant. Les conditions pratiques d'un remboursement en magasin, notamment les justificatifs que le magasin accepte, ne sont pas détaillées par la fiche et dépendent de ce que le distributeur décide de mettre en œuvre.

Ce que vous pouvez réunir.

  • le ticket de caisse, qui indique en principe la date, le magasin et le prix payé, si vous l'avez conservé ;
  • l'historique des achats associé à votre carte de fidélité, lorsque l'enseigne en propose un dans un espace personnel ou sur demande, ce que nous ne pouvons pas affirmer pour ce magasin ;
  • le relevé de votre compte bancaire ou de votre application, qui montre la date, le montant et le commerçant du paiement par carte, sans indiquer le détail des produits achetés ;
  • une photographie de l'emballage, de l'étiquette ou du produit lui-même avant de vous en séparer, avec la date limite de consommation lisible ;
  • tout message, facture ou capture d'écran qui situe l'achat dans le magasin et dans la période indiqués par la fiche, et, si vous avez acheté avec d'autres personnes, leur témoignage écrit.

Aucun de ces éléments ne vaut à lui seul garantie d'être remboursé. Un relevé bancaire prouve un passage en caisse et non le contenu du panier, d'où l'intérêt de le combiner avec une photographie ou un témoignage. Si vous rapportez le produit, vous pouvez demander une trace écrite de sa remise, comme une mention sur un reçu ou un courrier du magasin, car cela documente votre démarche si un désaccord survient. Cette précaution relève du bon sens et non d'un texte de loi.

Si vous avez déjà consommé le produit, ce que dit la fiche

En bref. La fiche contient une préconisation sanitaire que nous reprenons telle quelle. Nous ne sommes pas une source médicale et nous ne donnons aucun avis sur la santé de qui que ce soit.

Selon la fiche, les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux, diarrhée et vomissements, d'apparition brutale, souvent accompagnés de fièvre et de maux de tête, qui surviennent généralement entre 6 heures et 72 heures après la consommation des produits contaminés. La fiche ajoute que ces symptômes peuvent être plus prononcés chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées. Elle invite les personnes qui auraient consommé ces produits et qui présenteraient ces symptômes à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. Elle indique aussi qu'en l'absence de symptômes dans les 7 jours après la consommation des produits concernés, il est inutile de s'inquiéter et de consulter un médecin. Elle précise enfin que, si le produit doit subir une cuisson avant consommation, la cuisson à cœur à +65°C permet de détruire ces bactéries et de prévenir les conséquences d'une telle contamination.

Ces indications émanent de la fiche, et non d'un texte de loi que nous aurions lu. Pour toute question sur des symptômes ou sur votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel de santé. Sur le plan pratique, si le produit n'est plus en votre possession, il peut être plus difficile de montrer qu'il correspond au rappel, et nous ne savons pas comment le magasin traitera cette situation. D'où l'intérêt de la photographie et du justificatif d'achat évoqués plus haut. Si des symptômes sont apparus, conservez aussi les pièces médicales, comme les ordonnances, certificats ou résultats d'analyses, qui pourront servir plus tard.

Le remboursement indiqué par la fiche et ses limites

En bref. La fiche indique un remboursement comme modalité de compensation. Elle ne précise ni son montant, ni les justificatifs demandés, ni le délai. La garantie légale de conformité est une voie distincte, qui suppose d'établir que votre produit présentait un défaut.

Ce que la fiche prévoit. La fiche mentionne un remboursement et invite à rapporter le produit au point de vente. Nous en déduisons seulement que le distributeur annonce ce remboursement. Nous ne savons pas s'il portera sur le prix payé en totalité, si un justificatif sera exigé, ni comment sera traité un produit déjà consommé ou jeté. Ces points relèvent de ce que le magasin décide et ne résultent pas, à notre lecture, des textes sur le rappel que nous avons lus. Le remboursement du rappel n'est donc pas présenté ici comme un droit tiré d'un de ces textes.

La garantie légale de conformité. Elle s'applique aux contrats de vente de biens meubles corporels conclus entre un vendeur professionnel et un consommateur (article L217-1 du Code de la consommation). Le vendeur délivre un bien conforme au contrat et aux critères de l'article L217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance qui apparaissent dans un délai de deux ans (article L217-3). Parmi ces critères, le bien doit être propre à l'usage habituellement attendu d'un bien de même type (article L217-5, I, 1°) et correspondre à la quantité, à la qualité et aux autres caractéristiques, y compris en termes de sécurité, que le consommateur peut légitimement attendre pour des biens de même type (article L217-5, I, 6°). Une viande contaminée par une salmonelle pourrait être invoquée comme non conforme sur ce fondement, à condition qu'il soit établi que le produit que vous avez acheté était concerné. Le rappel peut aider à le montrer, sans le prouver à lui seul. Les défauts qui apparaissent dans les vingt-quatre mois suivant la délivrance sont présumés exister à ce moment, sauf preuve contraire et à moins que cette présomption ne soit incompatible avec la nature du bien ou du défaut invoqué (article L217-7). Nous ne tranchons pas la manière dont cette présomption joue pour une denrée fraîche dont la date limite de consommation est de quelques jours, ni si la durée de deux ans a un sens pratique pour ce type de produit.

En cas de défaut de conformité, le consommateur a droit à la mise en conformité du bien par réparation ou remplacement ou, à défaut, à la réduction du prix ou à la résolution du contrat, sans préjudice de dommages et intérêts (article L217-8). Il a droit à la réduction du prix ou à la résolution notamment lorsque le professionnel refuse toute mise en conformité, ou lorsque le défaut est si grave qu'il justifie que la réduction du prix ou la résolution soit immédiate (article L217-14). Pour une viande fraîche, la réparation n'a pas de sens et un remplacement peut être impossible, ce qui rapproche la situation d'un remboursement du prix, sans que nous puissions garantir qu'il serait accordé. L'article L217-3 précise que ce délai de garantie s'applique sans préjudice des articles 2224 et suivants du Code civil, le point de départ de la prescription étant le jour où le consommateur a connaissance du défaut, et l'article 2224 prévoit une prescription de cinq ans. Notre article sur la garantie légale de conformité détaille ce régime.

Si vous avez été malade, la responsabilité du fait des produits défectueux

En bref. Un rappel n'est ni une décision de justice ni un aveu, et il n'ouvre pas à lui seul un droit à indemnisation. Pour un produit sans marque, la question de savoir qui est le producteur est particulièrement délicate.

Le principe. Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime (article 1245 du Code civil). Ce régime s'applique à la réparation du dommage qui résulte d'une atteinte à la personne (article 1245-1). Est un produit tout bien meuble, y compris les produits du sol, de l'élevage, de la chasse et de la pêche (article 1245-2), de sorte qu'une viande entre à notre lecture dans cette notion. Un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en tenant compte de toutes les circonstances, notamment de sa présentation, de l'usage raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation (article 1245-3). Que votre produit soit défectueux au sens de cet article est une appréciation qui revient au juge, et la publication d'un rappel ne la remplace pas.

Qui est le producteur d'un produit sans marque. Est producteur, lorsqu'il agit à titre professionnel, le fabricant d'un produit fini, le producteur d'une matière première ou le fabricant d'une partie composante. Est assimilée au producteur toute personne agissant à titre professionnel qui se présente comme producteur en apposant sur le produit son nom, sa marque ou un autre signe distinctif, ou qui importe un produit dans la Communauté européenne en vue d'une vente ou d'une autre forme de distribution (article 1245-5). Si le producteur ne peut être identifié, le vendeur ou tout autre fournisseur professionnel est responsable dans les mêmes conditions, à moins qu'il ne désigne son propre fournisseur ou le producteur dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la demande de la victime lui a été notifiée (article 1245-6). La fiche ne dit pas qui a fabriqué ou préparé le produit, ni où, et nous ne disons donc pas qui aurait la qualité de producteur dans ce cas. Cette question dépend des faits et, si elle est discutée, du juge.

La preuve et les délais. Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage (article 1245-8). Établir le lien entre un repas précis et une maladie peut être délicat, d'où l'utilité de conserver les justificatifs et les pièces médicales évoqués plus haut. L'action en réparation fondée sur ce régime se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16). Sauf faute du producteur, sa responsabilité est éteinte dix ans après la mise en circulation du produit même qui a causé le dommage, à moins que la victime n'ait engagé une action en justice durant cette période (article 1245-15). Le producteur peut toutefois s'exonérer en prouvant l'une des circonstances prévues à l'article 1245-10, par exemple qu'il n'avait pas mis le produit en circulation ou que le défaut n'existait pas au moment de cette mise en circulation. Si un magasin a lui-même préparé la viande, il pourrait être considéré comme le fabricant du produit fini au sens de l'article 1245-5. La fiche ne le dit pas, et la question reste ouverte. L'article 1245-17 précise que ce régime ne prive pas la victime des actions fondées sur la responsabilité contractuelle ou extracontractuelle, ni de celle qui tient à la faute du producteur. Ces autres fondements ont des délais différents, celui de la garantie légale de conformité étant de deux ans à compter de la délivrance (article L217-3) et celui des produits défectueux de trois ans (article 1245-16). Nous ne pouvons pas apprécier à votre place lequel s'applique, et dans le doute, ne laissez pas passer le délai le plus court sans avoir pris conseil.

Que pouvez-vous faire concrètement

Commencez par vérifier si votre achat correspond à la fiche, puis rassemblez vos preuves avant toute démarche. Le distributeur ayant lui-même annoncé un remboursement, la première démarche est de le lui demander, les voies qui suivent ne valant qu'en cas de refus ou de silence.

  • comparez votre achat avec la fiche n° 23695 sur RappelConso, en vérifiant le nom du produit, le magasin, la période d'achat et la date limite de consommation, la fiche seule faisant foi ;
  • si votre produit correspond, suivez la conduite à tenir indiquée par la fiche, qui est de ne plus le consommer, de ne plus l'utiliser et de le rapporter au point de vente, un remboursement étant indiqué ;
  • avant de vous en séparer, photographiez l'emballage ou le produit avec sa date limite, et réunissez le ticket de caisse, l'historique de la carte de fidélité ou le relevé bancaire ;
  • si des symptômes apparaissent, la fiche invite à consulter le médecin traitant en lui signalant la consommation, et vous conservez les pièces médicales utiles ;
  • si le magasin refuse de rembourser ou ne répond pas, adressez-lui une réclamation écrite, notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée expliquant comment la rédiger ;
  • vous pouvez ensuite recourir gratuitement à un médiateur de la consommation. Le professionnel doit garantir au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1 du Code de la consommation), mais le médiateur ne peut examiner le litige si vous n'avez pas d'abord tenté de le résoudre directement par une réclamation écrite, ni si vous l'avez saisi plus d'un an après cette réclamation (article L612-2) ;
  • avant une action en justice tendant au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros, une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative, au choix des parties, doit en principe la précéder, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, sous réserve des dispenses prévues (article 750-1 du Code de procédure civile), notre article sur la conciliation obligatoire avant le tribunal détaillant ce point ;
  • vous pouvez aussi faire un signalement sur SignalConso, que Service-public présente comme un service public gratuit de la DGCCRF, qui enregistre la demande et informe de son avancement, notre article sur le signalement à la DGCCRF expliquant la démarche ;
  • en cas de refus de remboursement, une association de consommateurs agréée peut vous renseigner sur vos démarches, et pour un préjudice corporel important elle ou un professionnel du droit pourront apprécier votre situation ;
  • si votre contrat d'assurance comporte une garantie de protection juridique, vérifiez ce qu'elle prend en charge pour un litige de ce type (article L127-1 du Code des assurances).

Jurisprudence

Nous ne citons aucune décision de justice dans cet article. Nous n'avons pas lu de décision en texte intégral dont nous puissions garantir la référence exacte et la portée, et nous préférons ne rien citer plutôt qu'une solution approximative. Des questions laissées ouvertes ci-dessus, comme la qualité de producteur pour un produit sans marque ou l'application de la présomption de l'article L217-7 à une denrée fraîche, peuvent avoir été tranchées par des juridictions que nous n'avons pas consultées.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article présente un rappel signalé par une fiche officielle et les règles générales qui s'y rattachent du point de vue du consommateur. Il ne porte pas sur la responsabilité pénale des professionnels, sur les contrôles des services de l'État, ni sur les règles d'hygiène et de traçabilité qui s'imposent aux entreprises. Il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier, ni de la cause d'une éventuelle maladie. Les informations sur le rappel proviennent de la fiche RappelConso n° 23695, consultée le 7 octobre 2026, et peuvent évoluer. Nous n'avons pas pu ouvrir le texte du règlement (CE) n° 178/2002 sur le site EUR-Lex, dont la page nous est apparue vide, et nous en présentons les articles 14, 17 et 19 d'après des extraits et un commentaire de cabinet d'avocats, sans avoir pu les confronter à la version consolidée en vigueur. Le lien vers le texte officiel figure dans les sources. Les dispositions du Code de la consommation, du Code civil et du Code de procédure civile ont été lues à la source le 7 octobre 2026. Pour une situation précise, vous pouvez vous rapprocher d'une association de consommateurs agréée, du médiateur compétent ou d'un professionnel du droit.

Questions fréquentes

Mon produit est vendu sans marque, comment savoir s'il est visé par le rappel ? La fiche n° 23695 identifie l'araignée de porc marinée ail des ours par son nom, une fabrication du 25 septembre au 2 octobre 2026, des dates limites de consommation comprises entre le 29 septembre et le 6 octobre 2026, un code GTIN et le distributeur E.LECLERC PAU TEMPO dans les Pyrénées-Atlantiques. Comparez ces éléments avec votre ticket, votre emballage ou votre photographie, la fiche seule faisant foi.
Que faire si j'ai perdu mon ticket de caisse ? L'article 1358 du Code civil prévoit que, hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen. Vous pouvez donc réunir l'historique de votre carte de fidélité, un relevé bancaire montrant le paiement dans le magasin à la bonne date, une photographie du produit ou un témoignage. La fiche ne détaille pas les justificatifs que le magasin accepte, et le résultat n'est pas garanti.
J'ai déjà consommé le produit, que dit la fiche ? La fiche indique que les toxi-infections à salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux, généralement 6 à 72 heures après la consommation, et invite les personnes qui présenteraient ces symptômes à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. Elle précise qu'en l'absence de symptômes dans les 7 jours, il est inutile de s'inquiéter et de consulter. Nous ne donnons aucun avis médical, et en cas de doute il convient de s'adresser à un professionnel de santé.
Le remboursement indiqué par la fiche est-il un droit prévu par la loi ? La fiche indique un remboursement par le distributeur. Les textes que nous avons lus sur le retrait et le rappel, comme l'article L423-3 du Code de la consommation, ne fixent pas à notre lecture les modalités de ce remboursement. La garantie légale de conformité (articles L217-3, L217-8 et L217-14) est une voie distincte, dont l'application à une denrée fraîche dépend des faits.
Si je tombe malade, qui est responsable pour un produit sans marque ? Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit (article 1245 du Code civil). Si le producteur ne peut être identifié, le vendeur ou un autre fournisseur professionnel est responsable dans les mêmes conditions, à moins qu'il ne désigne son fournisseur ou le producteur dans un délai de trois mois à compter de la notification de la demande de la victime (article 1245-6). Il faut prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité (article 1245-8), et le résultat n'est pas garanti.
Quels sont les délais et les recours si le magasin refuse de rembourser ? La garantie légale de conformité est une voie distincte, avec un délai de deux ans (article L217-3 du Code de la consommation). L'action fondée sur la responsabilité du fait des produits défectueux se prescrit par trois ans à compter de la connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16 du Code civil). Adressez d'abord une réclamation écrite au magasin, puis vous pouvez saisir gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit cette réclamation (articles L612-1 et L612-2 du Code de la consommation). Avant une action en justice pour une somme n'excédant pas 5 000 euros, l'article 750-1 du Code de procédure civile exige en principe une tentative amiable, sous réserve des dispenses prévues.

Voir aussi

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